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A savoir

     L'élevage du Pigeon voyageur est une science et un art.

     C'est une science par la multiplicité, la diversité et la complexité des connaissances qu'il requiert : c'est un art par le coup d’œil, le flair, la rectitude et la promptitude du jugement, l'esprit d'observation et de synthèse et, enfin, par l'amour du pigeon qu'il réclame de la part de celui qui s'en occupe.

En un mot et pour employer une expression un peu triviale, sans doute, mais non moins exacte pour autant, pour pratiquer cet élevage avec fruit,

il faut avoir un pigeon dans le cœur.

 

     La science colombophile suppose avant tout - on l'oublie trop souvent- des connaissances anatomiques et physiologiques sommaires mais suffisantes afin de pouvoir, par le seul examen extérieur d'un sujet, en déduire ses possibilités sportives.

     S'agit-il d'un pigeon de vitesse ou d'un pigeon de fond, telle est bien la première question, et elle est d'importance, que ces connaissances permettent de résoudre même par un examen superficiel. Il suffit, pour cela, de savoir prendre un pigeon en main et surtout de savoir intercepter ce que l’œil voit et ce que les doigts et les mains perçoivent. Ainsi voit-on et sent-on si le sujet est normalement constitué pour telle performance plutôt que pour telle autre, si la mue est régulière, si les plumes sont de qualité, si l'oeil est expressif, si la musculature et l'ossature sont appropriées et suffisantes, si la respiration, son rythme et son amplitude sont adéquats, si le cœur, surtout, répond aux impressions du sujet et aux diverses manipulations dont il est l'objet, si les chairs sont flasques ou dures, etc...

     Telles sont, dans l'ensemble, les grosses observations qu'il faut savoir faire.

Mais le bon éleveur en fait bien d'autres, si fines, si délicates, si fugaces, quelque fois, qu'il lui serait bien difficile de les décrire, et elles sont d'importance pourtant, car c'est en cela qu'il prévoit ou qu'il décèle, par exemple, l'état de santé, de vigueur, la forme et le moment psychologique de l'enlogement, une foule de détails que les mots ne peuvent traduire mis que le spécialiste sent avec une acuité toute particulière.

 

     Que dire de l'alimentation qui ne peut être confiée aux soins aléatoires de n'importe qui pour distribuer n'importe quoi mais qui exige des dosages savants de protides, de glucides, de lipides et d'acides aminés, autant d'aliments énergétiques, des quantités optimal de substances minérales, Calcium, phosphore, souffre, fer, manganèse, nickel, cuivre, cobalt..., autant d'éléments combinés en des proportions convenables et en relation étroite entre eux ainsi qu'avec les vitamines les plus diverses, A, B, C, D, E, K..., elles mêmes en connections avec les minéraux et les éléments énergétiques, l'ensemble de la ration devant assurer le bon fonctionnement parfait de tous les organes, le jeu des hormones et autres substances minimales par leur quantité mais que l'on pourrait plus justement appeler majeures par leur rôle gigantesque qu'elles remplissent. Et l'on serait tenté de lever les bras, si l'on songeait un instant que ces rations si complexes à établir doivent être modifiées à plusieurs reprises au cours d'une année car elles varient selon qu'elles sont destinées au repos, à l'élevage, à l'entraînement, au concours, au veuvage, à la mue, aux jeunes ou aux adultes.

 

     Et l'hygiène que chaque éleveur cherche à réaliser au maximum est loin d'être connue et appréciée car elle est faite sinon d'impondérables, tout au moins d'éléments mouvants et essentiellement changeants tel l'état hygrométrique, le vent, le froid, la chaleur, la pression barométrique... Et les vrais éleveurs sentent, peut-on dire, cet état hygiénique, tout comme on sent la fumée caractéristique en passant à côté d'un feu de bois.

     Comment régler tous ces éléments, les amoindrir, les augmenter, les dominer, les asservir pour rendre le colombier plus hygiénique ? Autant de points qui seront clairement expliqués car, avec, l'alimentation, ils influencent au plus haut degré les phénomènes de la reproduction avec des répercussions sur l'avenir des lignées et des familles. C'est à la suite d'erreurs commises dans ces 2 domaines que l'on voit péricliter des élevages jadis renommés  ou que l'on assiste impuissant et morfondu au spectacle le plus déconcertant et le plus décourageant de voir ses propres pigeons ne rien faire, chez soi et réaliser des prouesses les plus fantastiques si on les confie à un autre ou, plus simplement encore, si on lui donne quelques œufs voire un jeune tardif.

C'est dans ce cas que l'on dit couramment :

Je lui avais donné des œufs ; il s'est monté un élevage splendide et fait tout ce qu'il veut : moi, je ne fais rien et pourtant mes pigeons sont plus beaux que les siens...

     C'est alors, qu'en désespoir de cause, on songe aux maladies. On les recherche toutes ; on les incrimines toutes ; on en trouve d'imaginaire. On alimente les pigeons de médicaments ; on modifie les rations ; on nettoie ; on ventile au point que l'élevage subit des modifications plus désordonnées que raisonnables !... et l'on continue à ne rien faire.

Le même désordre, la même inconstance, la même nervosité, le même illogisme règnent dans les accouplements que l'on voudrait parfaits mais que l'on réduit à néant parce que l'on a pas vu que les 2 sujets que l'on se propose d'unir ne conviennent pas.

 

     Que d'erreurs et de fautes commises à l'occasion des concours en enlogeant à contre-temps, en forçant des sujets qui ne donnent rien alors qu'ils réaliseraient des prodiges si on leur en donnait le temps et si on ne les enlogeait pas à rebours.

 

     Mais que l'on se rassure car si, en élevage du pigeon voyageur, il y a une science et un art, chacun peut acquérir le premier terme en dose suffisante pour mener sa barque selon la règle. Quant au second - l'art - tous ceux qu'anime la passion du pigeon s'en découvriront assez pour ce défendre honorablement au début. plus tard, la patience, l'esprit d'observation et l'expérience acquise les conduiront à la gloire.

Les auteurs de ce chef d’œuvre vont vous aider. Mais au préalable, dans un but de précision, pour éviter les redites et la confusion des termes, les auteurs par la transmission de PIGEONLUX, donneront des notions d'anatomie et de physiologie indispensables, notions élémentaires sans doutes, mais nécessaires à la compréhension des textes à venir.

 

Standard du Messager belge

Corps Qualités
Apparence générale
Nerveux et éveillés - Physionomie intelligente - Plumage abondant, ferme, satiné, serré au corps
Tête Aux formes pleines - Large - Bien voûtée - Belle ligne de courbe depuis le bec jusqu'au cou
Bec
Fort - Large
Morilles Texture fine - Dimension moyenne
Yeux Bien encerclés - Pas trop grands - Vifs - Pupille toujours en mouvement - De toutes couleurs
Cercle de corélation le plus net possible et ne se confondant pas avec la pupille.
Tour des yeux
Fin - Rond - Foncé
Cou Longueur moyenne - Fort - Lisse - Brillant
Epaules Fortes - Larges
Poitrine Aussi fortement développée que possible - Bien bombée et garnie des 2 côtés par des muscles
forts et durs - La poitrine et les épaules forment un bloc très large et compact.
Bréchet Droit - Large - Fort - Remontant légèrement vers le croupion
Ailes Fortes - Bien emplumées - Rémiges primaires larges, longues et le plus fin possible - Hampe de
couleur foncée - Rémiges secondaires Fines, soules, courbées vers l'intérieur - Les pointes
se rapprochent le plus possible au-dessus de la queue sans se croiser
Fourche Courte - Forte - Bien serrée
Queue Longueur moyenne - Très serrée - Etroite - Croupion abondamment fourni
Métatarses Rouge carmin - Forts - Lisses - Très inclinés vus de profil, formant un angle aigu avec la cuisse
Doigts Droits - Forts - Longs - Bien appliqués au sol
Plumage Toutes les couleurs
Corps Echelle des points
Type
50 points
Epaules 20 points
Ailes
20 points
Tête 10 points
Disqualification
Tête plate - Mauvaises ailes - Abdomen volumineux
Fourche trop ouverte - Haut sur pattes

En bref...

     Tout obstacle au contact des lèvres cloacales (plumes, épaississements des lèvres) entraîne une réduction appréciable du pourcentage des œufs fécondés !

 

     L'action d'un corps étranger s'exerçant à l'extrémité supérieur de l'oviducte déclenche le fonctionnement des 3 segments.

 

     Les facteurs alimentaires et hygiéniques ont une action favorable sur la constitution génétique.

 

     La thyroïde joue un grand rôle  dans les "réglages" de dominance racial.

 

     Chez le pigeon l'âge de 20 ans correspond à 90 ans chez l'homme.

 

     Dans les conditions les plus favorables, la première ponte a lieu généralement à l"âge de 4 à 5 mois depuis la date de l'éclosion. Si les animaux atteignent l'âge de 4 à 5 mois au cours de l'automne, la maturité sexuelle est retardée et elle est avancée s'ils atteignent cet âge entre février et juillet.

 

     Il n'est pas indiqué de livrer les femelles à la reproduction à l'aube de la vie génitale car l'appareil génital n'a pas encore atteint son développement complet.

 

     Une bonne quinzaine de jours avant la réunion des sexes, on fera bien de servir un dessert à base de chanvre et de petites graines - colza, graines de lin - légèrement humectée d'huile de foie de morue.

 

      Tout doit être mis en œuvre pour n'avoir à réunir que des sujets vigoureux, parfaitement sains, bien en chair et un peu en état.

 

     En évaluant la durée de l'intervalle entre l'heure entre l'heure de l'isolement du mâle et l'heure de la ponte du premier œuf, que la durée de conservation du pouvoir fécondant des spermatozoïdes restés dans l'oviducte est de 2 semaines ; en sachant ceci, l'isolement de la femelle pendant 2 semaines  entraînera la perte de tous les spermatozoïdes précédents.

 

     L'isolement de la femelle pendant 2 semaines  entraînera la perte de tous les spermatozoïdes précédents.

 

     Un œuf peut refroidir 24h00 sauf en période froide, il n'en est pas de même quand ils se produisent les 6°, 12° et 15° jours, c'est à dire aux périodes qui correspondent à des sortes de poussées dans la croissance de l'embryon : ce qu'on appelle les jours critiques de couvaison.

 

     Il s'écoule 24h00 entre la brèche et la naissance, pendant cette période, il n'est pas conseillé de manipuler intempestivement qui peuvent provoquer un écrasement.

 

      Dans l'élevage du pigeon, il faut retenir qu'après le 6° jour, un œuf non fécondé dégage des gaz toxiques capables de vicier l'air, il est néfaste de le laisser dans le nid.

 

          Les vitamines sont indispensables pour assurer le développement complet de l'embryon ou empêcher la mort de celui-ci en coquille et obtenir une croissance normale du pigeonneau !

 

          La reconnaissance de la stérilité d'un sujet peut facilement être décelée par l'accouplement avec 3 sujets de sexe opposé : si au cours de ces 3 accouplements la production d’œufs inféconds, est la preuve irréfutable  de la stérilité.

 

     Le manque de vitamine B entraîne une atrophie des glandes génitales (ovaire et testicules) : l'addition de levure s'est révélée d'une réelle efficacité.

 

     L'humidification des œufs peut faciliter l'éclosion du pigeonneau.

 

     Les lois de distribution des sexes dans la ponte est livrée aux lois du hasard.

 

     A l'âge de 6 mois, le taux de mortalité est plus élevée chez la femelle que chez le mâle car les femelles sont plus sensibles en manque de vitamine A et à la paratyphose (surtout entre 6 et 12 semaines).

 

    A l'examen de profil, on constatera chez le mâle, que le bord supérieur de la lèvre cloacale forme une saillie plus accentuée, recouvrant même le bord de la lèvre inférieure, tandis que chez la femelle, c'est le bord de la lèvre inférieure qui est plus accentuée que la lèvre supérieure.

 

     A l'examen de face, l'ouverture cloacale du mâle présente une lèvre supérieure concave et une lèvre inférieure convexe et le contraire chez la femelle.

Ce qui est évident pour la copulation. C'est la seule manière infaillible et certaine de reconnaître le sexe chez les oiseaux.

 

     Lorsque l'on désire enlever les œufs aux parents pour les confier à un autre ou pour une mise en forme pour le jeu, il est préférable de retirer les œufs avant le déclenchement des modifications du jabot (6 jours maximum).

 

     Lors d'éclosion des œufs échangés avant le 17° jour ou 18° jour d'incubation, la bouillie nutritive administrées aux jeunes est de faible valeur alimentaire, il est donc recommandé d'échanger des œufs du même âge.

 

     Le pigeonneau nouvellement éclos double son poids en 48h00.

 

     Les principaux constituants du lait de pigeon sont les protides et les graisses, aucun glucide n'a été détecté !

 

     6 jours après l'éclosion les testicules reprennent leur taille normale. Au milieu de la couvaison, la femelle semblerait être en bonne condition.

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